VHF marine : guide 2026 (CRR, ASN, canaux, matériel)

29 mars 2026 Par Marco Tanguy

Article vérifié et mis à jour en juin 2026. Réglementation recoupée avec l’ANFR, la Division 240 (arrêté du 11 octobre 2024) et Météo-France : licence radiomaritime ANFR, canaux météo des CROSS, distinction récepteur/transpondeur AIS, procédures MAYDAY et appel sélectif numérique (ASN).

Scène classique d’un matin de brume en rade de Lorient : un voilier se prépare à sortir quand surgit, à une cinquantaine de mètres, l’étrave d’un ferry qui rentre au port. Pas de collision, juste la frayeur. Sur le traceur, l’écho AIS du ferry ; sur la VHF, le canal portuaire qui relayait ses mouvements. Deux outils qui changent une sortie par mauvaise visibilité. La VHF marine n’est pas un accessoire de confort : c’est le premier moyen d’alerte et de coordination en mer.

Ce guide couvre ce qu'il faut savoir en 2026 sur la VHF marine à bord d'un bateau de plaisance : obligations légales, types d'équipements, fréquences et canaux utiles, procédures de détresse et d'appel sélectif, intégration avec l'AIS et le GPS. Il s'adresse aux plaisanciers qui veulent s'équiper correctement et comprendre ce qu'ils font, pas juste cocher une case.

L’essentiel en 2026

  • VHF portable non-ASN ≤ 6 W : utilisable sans CRR ni permis en eaux françaises, mais à déclarer à l’ANFR (licence gratuite).
  • VHF fixe ou VHF ASN : permis plaisance côtier ou CRR en eaux françaises ; CRR à l’étranger.
  • Au-delà de 6 milles d’un abri : VHF fixe obligatoire (Division 240).
  • Détresse : canal 16 (ou 196 par téléphone). ASN sur le canal 70, jamais en phonie.
  • Une VHF « AIS » courante = récepteur : elle vous fait voir les autres, pas l’inverse.

Ce que dit vraiment la loi sur la VHF en 2026

Beaucoup de plaisanciers croient que le CRR (Certificat Restreint de Radiotéléphoniste) est obligatoire depuis 2017 pour utiliser une VHF marine en France. C'est faux. La réglementation est plus nuancée, et elle a évolué dans l'autre sens depuis les années 2000.

Dans les eaux territoriales françaises (jusqu'à 12 milles)

  • VHF portable non-ASN de puissance ≤ 6 W : aucun certificat opérateur (CRR ou permis) requis depuis 2011 pour s’en servir. Attention, « pas de certificat » ne veut pas dire « aucune démarche » : l’équipement doit être déclaré à l’ANFR via une licence radiomaritime, gratuite et à conserver à bord.
  • VHF fixe ou VHF portable avec ASN (Appel Sélectif Numérique, DSC en anglais) : il faut être titulaire soit du permis plaisance option côtière, soit du CRR. Les deux sont équivalents pour l'utilisation d'une VHF en eaux françaises. Pas besoin d'avoir les deux, un seul suffit.

Au-delà des eaux territoriales ou à l'étranger

Le CRR devient obligatoire, quel que soit le type de VHF utilisé. Les permis plaisance français ne sont plus reconnus dans ce cadre international. Prévoir le CRR avant un projet de croisière vers les îles britanniques, les côtes espagnoles ou la Méditerranée longue distance.

SituationCRR / permis ?Licence ANFR ?
VHF portable non-ASN ≤ 6 W, eaux françaisesAucunOui (gratuite)
VHF fixe, eaux françaisesPermis côtier ou CRROui
VHF portable ASN, eaux françaisesPermis côtier ou CRROui + MMSI
VHF (toute), à l’étranger ou eaux internationalesCRROui

Obligation d'équipement (Division 240, depuis le 1er janvier 2017)

À ne pas confondre avec l’obligation d’avoir un certificat. Depuis le 1er janvier 2017, la Division 240 impose la présence d’une VHF fixe à bord pour les bateaux naviguant en zone semi-hauturière (de 6 à 60 milles d’un abri) ; en pratique, ces VHF fixes récentes sont à ASN. Le texte a été actualisé par l’arrêté du 11 octobre 2024 (version en vigueur en 2026), qui renforce notamment la veille du canal 16. Cette obligation porte sur l’équipement embarqué, pas sur le certificat d’opérateur : pour ce dernier, voir notre guide du permis bateau.

Coût du CRR en 2025-2026

  • Droit d'examen ANFR : 78 € (tarif 2025)
  • Préparation : 15 à 150 € selon la formule choisie (manuel Vagnon, e-learning Pass Rousseau, cours en salle)
  • Total réaliste : 100 à 200 € tout compris
  • Validité : à vie, pas de renouvellement

Sources officielles : arrêté du 18 mai 2005 modifié par l'arrêté du 22 février 2011 ; ANFR (Agence nationale des fréquences) ; SNSM.

VHF fixe ou VHF portable : que choisir

Le choix dépend de votre type de navigation et de la redondance que vous voulez à bord. La plupart des équipages sérieux ont les deux : une VHF fixe comme équipement principal et une VHF portable en sauvegarde ou pour l'annexe.

CritèreVHF fixeVHF portable
Puissance25 W max5 à 6 W
Portée bateau → bateau15 à 20 milles3 à 5 milles
Portée vers station côtière (CROSS)25 à 30 milles avec antenne en tête de mât ; ~10 à 15 milles avec antenne sur roof5 à 7 milles
AlimentationBord, 12 VBatterie interne (8 à 12 h)
ASN / DSCStandard sur modèles récentsOui sur modèles milieu et haut de gamme
FlottabilitéNonOui sur modèles récents
ÉtanchéitéIPX7 typiqueIPX7 à IPX8, certains flottants
Certificat requisCRR ou permis côtierAucun si non-ASN ≤ 6 W ; CRR/côtier si ASN
Prix180 à 500 € (ASN), 800-1200 € haut de gamme100 à 250 €
Usage cibleNavigation régulière, semi-hauturièreBackup, kayak, annexe, voile légère

Antenne : le composant le plus souvent négligé

Une VHF fixe à 400 € branchée sur une antenne de mauvaise qualité porte souvent moins loin qu'une VHF à 180 € avec une antenne soignée. L'antenne et son câble coaxial font la moitié du boulot.

  • Hauteur : la portée radio suit la ligne d'horizon. Plus l'antenne est haute, plus elle porte. Un voilier avec antenne en tête de mât double facilement la portée d'un bateau à moteur avec antenne sur le toit de roof.
  • Câble coaxial : RG-8X au minimum pour les longueurs supérieures à 5 mètres, RG-213 pour les installations longues (>10 m). Un câble RG-58 trop long perd jusqu'à 6 dB, divisant la puissance par 4 à l'arrivée à l'antenne.
  • Connectique PL-259 : sertie et étanchéifiée correctement, pas en fil dénudé scotché. L'humidité dans les connecteurs dégrade la portée en quelques saisons.
  • Qualité de l'antenne : gain typique 3 dBi (antenne voilier courte) ou 6 dBi (antenne fouet bateau à moteur). Ne pas économiser sur cet élément.

Les canaux à connaître

Pas besoin de mémoriser la soixantaine de canaux de la bande VHF marine. Une douzaine suffit à la plupart des situations.

  • Canal 16 : appel, détresse, urgence et sécurité. Tout navire équipé d’une VHF doit maintenir l’écoute du canal 16 en mer (obligation réglementaire, en complément de la veille visuelle et sonore).
  • Canal 70 : réservé à l'ASN (DSC). Pas utilisé pour la voix, uniquement pour les appels numériques automatiques.
  • Canal 6 : inter-navires, sécurité et communications de travail
  • Canal 8 : inter-navires, alternative
  • Canal 9 : appel des ports de plaisance dans certaines zones en France (selon les ports)
  • Canal 72, 77 : inter-navires plaisance, communication courante
  • Canal 12, 14 : communications portuaires. Chaque port a son canal dédié (variable), à vérifier dans le Bloc Marine ou l'almanach nautique.
  • Canaux 79 et 80 : bulletins météo marine des CROSS (annoncés au préalable sur le 16). Dans certaines zones (Morbihan, Charente-Maritime, Méditerranée hors Corse), diffusion en continu sur les canaux 63 et 64. Vérifier les canaux de sa zone dans le Bloc Marine.

La règle pratique : on appelle sur le 16, on bascule sur un canal de travail une fois le contact établi. On ne monopolise jamais le 16 avec une conversation.

ASN / DSC : l'appel sélectif numérique

L'ASN (Appel Sélectif Numérique, DSC en anglais pour Digital Selective Calling) transforme une VHF en outil d'appel automatisé. Chaque bateau équipé ASN dispose d'un identifiant unique à 9 chiffres, le MMSI (Maritime Mobile Service Identity), délivré par l'ANFR en France sur déclaration obligatoire.

Concrètement, en cas de détresse :

  1. L'utilisateur appuie sur le bouton rouge de détresse (souvent sous un capot protégé)
  2. La VHF émet automatiquement un message numérique sur le canal 70 avec le MMSI du bateau, sa position GPS (si couplée) et la nature de la détresse
  3. Les autres VHF ASN dans la zone reçoivent l'alerte automatiquement et déclenchent une alarme sonore
  4. Le CROSS reçoit l'appel et peut rappeler le bateau sur le canal 16

L'ASN est un gain de temps massif en situation réelle. Il remplace une procédure vocale qui peut être paniquée ou mal entendue par un message numérique qui donne immédiatement la position et l'identité.

Attention à la programmation du MMSI : sur la plupart des VHF grand public, le MMSI n'est programmable qu'une seule fois. Après la première saisie, le champ est verrouillé. Pour modifier le MMSI (bateau vendu, erreur de saisie), il faut renvoyer la VHF au SAV du constructeur pour réinitialisation. Bien vérifier avant de valider la première programmation. Sans MMSI programmé et sans position GPS reliée à la VHF, l’alerte ASN part incomplète (identité ou position manquante).

AIS : le complément devenu standard

L’AIS (Automatic Identification System) équipe désormais beaucoup de VHF fixes (modèles « combo VHF-AIS »). Le principe du système : un navire doté d’un transpondeur AIS émet sa position, sa vitesse et son cap en continu, et reçoit les mêmes informations des navires voisins. Affichées sur un traceur, ces données permettent de visualiser le trafic et d’anticiper les croisements.

Sur un voilier de plaisance, l’AIS transforme la navigation par mauvaise visibilité. La rade de Lorient, le rail d’Ouessant, l’entrée de la Manche deviennent plus sûrs quand on voit arriver les cargos et les ferries sur son écran.

Le piège à l’achat : la plupart des VHF « combo AIS » (Icom IC-M510, Standard Horizon GX6000, Raymarine Ray73) intègrent un récepteur AIS. Elles vous font voir les autres navires, mais ne rendent pas votre bateau visible sur leurs écrans. Pour émettre votre propre position, il faut un transpondeur AIS classe B (ou classe A), distinct et programmé avec votre MMSI. Récepteur AIS et transpondeur AIS ne sont pas la même chose.

Modèles de référence en 2026

VHF fixes ASN (avec ou sans AIS intégré)

  • Standard Horizon GX1400E : entrée de gamme sérieuse, ASN classe D, environ 220 à 300 €. Bon choix pour une première installation sérieuse.
  • Icom IC-M330GE : compacte, ASN classe D, environ 280 à 380 €. Écran lisible, interface simple, fiabilité éprouvée.
  • Icom IC-M510E : haut de gamme, ASN, AIS intégré, Wi-Fi, environ 900 à 1 200 €. Positionnée sur le segment voilier de croisière engagée.
  • Standard Horizon GX2400E : VHF-AIS compacte, environ 450 à 600 €. Bon rapport qualité-prix pour AIS intégré.

VHF portables

  • Icom IC-M25 : flottante (tombée à l'eau, elle remonte), 5 W, étanche IPX7, environ 120 à 160 €. Référence de longue date.
  • Icom IC-M85E : plus professionnelle, 5 W, robuste, environ 180 à 220 €. Préférée par les skippers professionnels.
  • Standard Horizon HX890E : avec ASN et GPS intégrés, 6 W, environ 250 à 320 €. L'option haut de gamme en portable.

Prix indicatifs observés chez les ship-chandlers français en 2026 (Accastillage Diffusion, Uship, SVB). Les tarifs évoluent, comparer avant achat.

La procédure MAYDAY en pratique

Le MAYDAY est réservé aux situations de danger grave et imminent (feu à bord, voie d'eau majeure, personne à la mer avec risque vital, homme en arrêt cardiaque). Pour une panne moteur ou une situation dégradée sans danger immédiat, utiliser PAN PAN (urgence) plutôt que MAYDAY.

La procédure à mémoriser par tout équipage :

  1. Se mettre sur le canal 16
  2. Annoncer "MAYDAY MAYDAY MAYDAY" (trois fois)
  3. Enchaîner "Ici [nom du bateau], [nom du bateau], [nom du bateau]" (trois fois le nom)
  4. Donner la position (coordonnées GPS ou position par rapport à un amer connu)
  5. Préciser la nature du danger (feu, voie d'eau, homme à la mer)
  6. Donner le nombre de personnes à bord et leur état
  7. Terminer par "À vous" et attendre la réponse du CROSS

Si aucune réponse après 30 secondes, répéter l'appel. Le CROSS local relaie et coordonne les secours dès la réception.

Numéro complémentaire à connaître : le 196 (urgence maritime depuis un téléphone mobile), utile quand la VHF est hors de portée. Tous les CROSS français y répondent. Pour la prise en charge à bord en attendant les secours, voir notre guide premiers secours en mer.

Tester sa VHF régulièrement

Une VHF qui n'a jamais été testée est une VHF qui ne sera pas là le jour où on en a besoin. La procédure de test :

  • Vérifier d’abord l’alimentation, l’antenne, le câble coaxial et les connecteurs
  • Faire un essai avec une autre station (un bateau, une capitainerie) sur un canal de travail (6, 8 ou 72)
  • Annoncer "Radio check, ici [nom du bateau], à vous" et noter la qualité de la modulation et la portée
  • Éviter d’encombrer le canal 16 pour un simple radio-check : il reste réservé à la détresse, l’appel et la sécurité. Ne jamais utiliser le bouton ASN de détresse pour un test

Faire ce test au moins une fois par mois en saison, et avant chaque grande sortie. Un test par an ne suffit pas : une antenne peut se dégrader en une semaine sur un connecteur qui prend l'eau.

Quelle VHF selon votre type de navigation

  • Kayak, paddle, voile légère : VHF portable flottante 5-6 W, pas de certificat requis (Icom IC-M25 ou équivalent), à porter sur soi avec le gilet de sauvetage.
  • Semi-rigide côtier (< 6 milles) : VHF portable suffisant, ou VHF fixe si navigation régulière. CRR ou permis côtier si ASN.
  • Voilier croisière côtière/semi-hauturière : VHF fixe ASN obligatoire (Division 240) + VHF portable en complément. CRR ou permis côtier requis.
  • Navigation hauturière (> 60 milles) : VHF fixe ASN + VHF portable étanche en secours + EPIRB 406 MHz + PLB individuelle recommandée par équipier. La RLS/EPIRB est imposée par la Division 240 en hauturier ; la PLB relève de la bonne pratique. Voir aussi notre guide des équipements de sécurité obligatoires. CRR obligatoire hors eaux françaises.

Voir aussi notre guide complet des équipements de sécurité en mer pour l'ensemble du matériel réglementaire selon votre catégorie de navigation.

Petit glossaire VHF

TermeDéfinition
CRRCertificat restreint de radiotéléphoniste (compétence opérateur)
Licence ANFRDéclaration obligatoire et gratuite de l’équipement radio à bord
ASN / DSCAppel sélectif numérique : alerte automatisée sur le canal 70
MMSIIdentifiant du navire à 9 chiffres attribué par l’ANFR
Récepteur AISPermet de voir les autres navires équipés
Transpondeur AISPermet de voir les autres et d’être vu
CROSSCentre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage

Questions fréquentes

Ai-je besoin du CRR si je navigue seulement près des côtes françaises ?

Non, si vous utilisez une VHF portable non-ASN de puissance inférieure ou égale à 6 W. Oui si vous avez une VHF fixe ou une VHF portable avec ASN. Dans ce dernier cas, le permis plaisance option côtière suffit (alternative au CRR, les deux sont équivalents en eaux françaises).

Combien coûte une VHF fixe pour un bateau de plaisance ?

Entre 220 et 400 € pour une VHF fixe ASN de qualité (Standard Horizon GX1400E, Icom IC-M330GE). Compter 450 à 900 € pour un modèle avec AIS intégré. Le haut de gamme (IC-M510E, GX6000) monte au-delà de 900 €.

Quelle est la différence entre VHF fixe et VHF portable ?

La puissance (25 W vs 5-6 W), donc la portée (15-30 milles vs 3-7 milles), et l'alimentation (bord vs batterie interne). La VHF fixe est l'équipement principal obligatoire en semi-hauturière ; la portable est un complément pour l'annexe, la voile légère, ou la sauvegarde si panne électrique bord.

Comment tester ma VHF en mer ?

Sur un canal de travail (6, 8 ou 72), avec un autre bateau ou la capitainerie. Éviter le canal 16, réservé à la détresse et à l’appel, et ne jamais tester avec le bouton de détresse ASN. Vérifier au passage l’antenne et les connecteurs.

Ma VHF portable doit-elle flotter ?

Fortement recommandé. Les modèles récents (Icom IC-M25, Standard Horizon HX210E) flottent et allument automatiquement un flash signal si tombés à l'eau. C'est un gain majeur en cas de perte par-dessus bord.

Est-ce que mon smartphone peut remplacer une VHF ?

Non. Le smartphone dépend de la couverture cellulaire, absente dès 5-10 milles des côtes. La VHF fonctionne par ondes radio directes, sans infrastructure. C'est l'outil par défaut de la communication maritime depuis 50 ans et aucune application mobile ne la remplace. Pour les navigations éloignées, compléter avec une balise 406 MHz (PLB personnelle ou EPIRB bateau) qui déclenche une alerte satellite mondiale.

Faut-il déclarer sa VHF aux autorités ?

Oui. En France, toute VHF, fixe ou portable, doit être déclarée à l’ANFR via une licence radiomaritime (gratuite, à conserver à bord). Un MMSI à 9 chiffres est attribué si l’appareil dispose de l’ASN. La licence est obligatoire avant la première utilisation et doit être tenue à jour en cas de changement de bateau ou de matériel.

Une VHF portable non-ASN doit-elle être déclarée ?

Oui. Même sans CRR ni ASN, une VHF (y compris portable) doit faire l’objet d’une licence radiomaritime ANFR, gratuite. C’est une démarche administrative distincte du certificat d’opérateur.

Une VHF avec AIS me rend-elle visible des autres navires ?

Pas forcément. La plupart des VHF « combo AIS » n’ont qu’un récepteur AIS : elles vous font voir les autres, sans vous rendre visible. Pour émettre votre position, il faut un transpondeur AIS classe B (ou A) déclaré avec votre MMSI.


Article rédigé par Marco Tanguy, skipper hauturier basé en Bretagne sud, et vérifié en juin 2026 avec les sources officielles : ANFR (Agence nationale des fréquences), SNSM, ecologie.gouv.fr (Division 240), Météo-France. Ce guide ne remplace pas une formation CRR ni les consignes du CROSS local. Pour les équipements de sécurité obligatoires, voir notre guide sécurité en mer.

Partager cet article