En bref
- Permis côtier (« option côtière ») : navigation jusqu'à 6 milles d'un abri, de jour comme de nuit. Coût 410 à 700 €.
- Extension hauturière : lève la limite de distance. 240 à 400 € en plus du côtier.
- Pour la majorité des plaisanciers, le côtier suffit. Le hauturier devient nécessaire pour traverser la Manche, rejoindre la Corse depuis le continent ou naviguer au large.
- On passe d'abord le côtier ; le hauturier est une extension, jamais un permis séparé.
C'est l'hésitation la plus fréquente au moment de s'inscrire dans une école nautique : faut-il passer le permis côtier seul, ou enchaîner directement avec le hauturier ? La réponse dépend entièrement de l'usage que vous comptez faire du bateau. J'ai vu des candidats payer 300 € de plus pour un hauturier dont ils n'ont jamais eu besoin, et d'autres le regretter trois ans plus tard quand ils ont voulu traverser la Manche.
Ce guide compare les deux permis en détail pour vous aider à choisir selon votre programme de navigation, avec les différences d'usage, de coût, de difficulté d'examen et de valeur à long terme.
Les différences réglementaires en clair
Les deux titres sont deux options du même permis plaisance français. On passe d'abord le côtier, ensuite éventuellement le hauturier en extension. Impossible de passer le hauturier seul : il présuppose le côtier obtenu. Le cadre légal repose sur le décret n° 2007-1167 du 2 août 2007 et l'arrêté du 28 septembre 2007 modifié, consultables sur Légifrance.
| Critère | Permis côtier | Permis hauturier |
|---|---|---|
| Zone autorisée | Jusqu'à 6 milles d'un abri | Sans limite de distance |
| Navigation de nuit | Oui (dans la limite des 6 milles) | Oui, sans restriction |
| Ce qui limite réellement | La distance à un abri (6 milles), pas la frontière : on peut naviguer en eaux étrangères en restant dans cette limite | Plus de limite de distance ; les règles du pays et du pavillon restent à vérifier |
| Prérequis | 16 ans, certificat médical de moins de 6 mois | Permis côtier obligatoire |
| Examen | QCM théorique de 40 questions (5 erreurs admises) plus une formation pratique obligatoire de 3h30, attestée par l'école (sans examen évalué en mer) | Épreuve écrite sur table, 1h30, carte SHOM 9999 |
| Coût total | 410 à 700 € (timbre fiscal de délivrance 78 € inclus) | 240 à 400 € en plus du côtier (timbre fiscal de droit d'inscription 38 € inclus) |
| Durée formation | 1 à 3 semaines (théorie + pratique) | 12 à 20 h cours + 30 à 40 h travail perso |
Le QCM côtier comporte exactement 40 questions, avec 5 erreurs admises au maximum (arrêté du 28 septembre 2007, modifié par l'arrêté du 22 avril 2022 qui a porté le QCM de 30 à 40 questions). Beaucoup de candidats croient que le seuil flotte selon les sessions : il ne flotte pas, c'est un format unique fixé par arrêté.
Ce que permet concrètement le permis côtier
La limite des 6 milles nautiques (environ 11 km) d'un abri est plus permissive qu'on ne le croit. "Abri" désigne tout point où l'on peut se réfugier en sécurité avec son bateau et son équipage : port, mouillage protégé, anse, île. La définition retenue par les Affaires maritimes précise qu'il faut pouvoir y accéder et en repartir sans assistance. Dans une zone comme la Bretagne sud ou les Pays de la Loire, les abris se succèdent tous les 5 à 10 milles, ce qui ouvre de vastes espaces de navigation accessibles au permis côtier seul.
Avec un permis côtier, vous pouvez par exemple :
- Faire le tour des îles du Morbihan : Belle-Île, Houat, Hoëdic, Groix, en sautant d'abri en abri
- Traverser vers les Glénan depuis Concarneau, environ 10 milles avec les îles comptant comme abri
- Descendre en cabotage jusqu'à l'île d'Yeu, les Sables-d'Olonne, La Rochelle en restant à proximité de la côte
- Remonter vers Bréhat, Tréguier, Roscoff en Bretagne Nord
- Naviguer la nuit, à condition d'avoir le matériel de feux réglementaire à bord
- Participer à des régates côtières organisées en baie et dans les zones abritées
Les limites à connaître
Le côtier ne suffit plus dans les cas suivants :
- Traversée de la Manche vers l'Angleterre, la côte anglaise se situant à environ 65 milles minimum depuis Cherbourg (les Needles, pointe ouest de l'île de Wight, à environ 65 milles ; Portsmouth à 76 milles) et plus de 100 milles depuis Saint-Malo (Plymouth ≈ 130 milles selon la route)
- Liaison vers les Scilly depuis la pointe Bretagne, plus de 100 milles d'eaux ouvertes
- Navigation au large au-delà de la zone côtière
- Croisière longue distance vers le Portugal ou la Méditerranée en une seule étape
Ce qu'ajoute le permis hauturier
Le hauturier lève toutes les restrictions de distance par rapport à un abri. Une fois obtenu, vous pouvez naviguer sans limite avec un bateau français, sous réserve de respecter les réglementations locales du pays d'arrivée et le matériel de sécurité adapté à la zone de navigation.
À ne pas confondre : le permis et la dotation de sécurité sont deux choses distinctes. Le permis hauturier lève la limite des 6 milles ; le matériel de sécurité obligatoire, lui, dépend de votre éloignement réel d'un abri au sens de la Division 240 : basique (moins de 2 milles), côtier (2 à 6 milles), semi-hauturier (6 à 60 milles) et hauturier (au-delà de 60 milles). On peut donc détenir le permis hauturier et n'emporter qu'une dotation côtière tant qu'on ne dépasse pas 6 milles ; la dotation semi-hauturière (6 à 60 milles) ajoute des équipements individuels de flottabilité de niveau 150, une VHF fixe, un radeau de survie, le livre des feux, un journal de bord et des harnais ; la balise de localisation des sinistres (RLS, dite EPIRB) et la VHF portative étanche ne deviennent obligatoires qu'au-delà de 60 milles, en dotation hauturière (articles 240-2.05 et 240-2.06 de la Division 240).
Les usages typiques qui justifient vraiment le hauturier :
- Traversée régulière Manche, Grande-Bretagne, Irlande, pour les plaisanciers de Manche qui veulent exploiter pleinement leur façade maritime
- Grande croisière Atlantique vers le Portugal, les îles Britanniques, le Maroc ou les Canaries
- Descente vers la Méditerranée en passant par Gibraltar, qui implique plusieurs traversées de plus de 50 milles
- Convoyage à titre privé ou amateur entre deux ports éloignés. Le convoyage rémunéré exige en plus un titre marine marchande type Capitaine 200.
- Régate au large (course-croisière, Fastnet, Middle Sea Race) : le hauturier est souvent demandé selon le bateau, le rôle à bord et le règlement de course. En voile pure, la réglementation française n'impose pas de permis, mais l'organisateur ou l'assureur peut l'exiger.
- Projet grande navigation : tour de l'Atlantique, transat amateur, tour du monde
Le programme et le barème de l'examen hauturier
L'épreuve est plus exigeante que le côtier : navigation à l'estime sur carte papier, calcul de marée, météo, aides électroniques et réglementation. Elle dure 1 h 30 et se passe sur la carte spéciale examen n° 9999 du SHOM. Le barème est fixé par l'article 4 de l'arrêté du 28 septembre 2007, et il explique à lui seul où se joue la réussite.
| Exercice | Points |
|---|---|
| Épreuve sur carte (navigation à l'estime) | 12 |
| Calcul de marée | 4 |
| 2 questions sur les aides électroniques (0,5 chacune) | 1 |
| 2 questions de météorologie (1 chacune) | 2 |
| 1 question de réglementation et sécurité | 1 |
| Total | 20 |
Deux conditions doivent être réunies pour être reçu : obtenir au moins 10 sur 20, et surtout une note au moins égale à 7 sur 12 à l'épreuve sur carte. Autrement dit, la carte est éliminatoire : elle pèse 60 % du barème, et un excellent score aux QCM ne rattrape pas un tracé raté. C'est là que se joue la préparation, et nulle part ailleurs.
Ce que le hauturier change sur le budget
Deux montants seulement sont réglementaires, donc certains : le timbre fiscal de 78 € (droit de délivrance du permis, option côtière) et celui de 38 € (droit d'inscription à l'épreuve de l'extension hauturière), à acheter sur timbres.impots.gouv.fr. S'y ajoutent 30 € de frais d'examen théorique pour l'option de base, dus à chaque tentative. Tout le reste est le prix de la formation, et il varie d'une école à l'autre.
En ordre de grandeur, ajouter le hauturier représente quelques centaines d'euros de formation supplémentaires, et les écoles qui vendent un pack « côtier + hauturier » consentent généralement une remise par rapport aux deux modules séparés. Le détail poste par poste, les écarts entre établissements et les frais qu'on ne voit pas venir sont traités dans notre comparatif du coût réel d'un permis bateau ; pour choisir où le passer, voyez notre guide des écoles de permis bateau en Bretagne.
La question budgétaire n'est donc pas « combien ça coûte », mais « quand le dépenser ». Si votre usage est certain, le pack fait gagner un peu. Si vous hésitez, commencer par le côtier seul laisse le hauturier ouvert : le titre ne périme pas, et l'extension se passe en candidat libre, sans formation obligatoire.
Matrice de décision : quel permis pour quel profil
Voici la grille que je propose à mes stagiaires en début de formation. Elle croise un projet réel avec le titre minimum nécessaire pour le réaliser dans les clous.
| Votre projet | Côtier seul | Côtier + hauturier |
|---|---|---|
| Sorties week-end dans ma baie | ✅ | Inutile |
| Location semi-rigide aux îles bretonnes | ✅ | Inutile |
| Croisière autour des Glénan, Belle-Île, Houat | ✅ | Inutile |
| Cabotage descendant Atlantique (500 km) | ✅ | Confort |
| Traversée Manche vers Angleterre | ❌ | ✅ |
| Rejoindre les Scilly depuis Brest | ❌ | ✅ |
| Croisière Méditerranée longue distance | Insuffisant en pratique | ✅ |
| Projet skipper professionnel / convoyage | ❌ | ✅ + titre marine marchande |
| Régate côtière en baie | ✅ | Inutile |
| Régate offshore / hauturière | ❌ | ✅ |
| Projet transat amateur | ❌ | ✅ |
Si votre projet rentre intégralement dans la colonne "côtier", n'achetez pas le hauturier en avance. Vous paierez 300 € pour un titre qui dort dans un tiroir, et les compétences techniques (navigation à l'estime, calcul de marée) s'effacent vite si vous ne les pratiquez pas.
Quand enchaîner les deux, quand attendre
Enchaîner côtier + hauturier a un avantage pédagogique réel : les notions théoriques se connectent mieux, on n'a pas besoin de rouvrir les manuels un an plus tard. Les candidats qui passent les deux dans le même mois conservent mieux leurs acquis que ceux qui laissent passer 2 ou 3 ans entre les deux examens.
À l'inverse, attendre pour le hauturier permet de mûrir son projet. Beaucoup de plaisanciers démarrent "pour le loisir", se prennent de passion pour la navigation côtière pendant deux ans, et finissent par envisager une traversée. À ce moment-là, ils reviennent passer le hauturier avec un vrai projet en tête, et une meilleure compréhension de ce qu'ils vont en faire.
Ma recommandation pratique : enchaîner si vous avez un projet concret de navigation hauturière dans les 18 mois (croisière planifiée, bateau en cours d'achat, engagement régate offshore). Attendre si le projet reste flou ou si vous n'êtes pas sûr d'avoir le temps ou l'envie d'aller plus loin.
Les pièges à éviter
Le premier piège, et le plus fréquent : payer le hauturier "au cas où". Trois cents euros pour un titre qui sert zéro fois en 10 ans, c'est de l'argent perdu. Si vous hésitez, passez d'abord le côtier, utilisez-le une saison, puis décidez sur la base d'un usage réel.
Autre erreur fréquente, qui touche autant les candidats sérieux que les autres : sous-estimer la difficulté de l'examen hauturier. Ce n'est pas "le côtier en plus long". L'épreuve sur carte SHOM 9999, le calcul de route avec courant et dérive, la lecture des bulletins METAREA, tout cela demande une méthode rigoureuse et plusieurs dizaines d'heures d'exercices à la maison. Aucune statistique officielle de réussite n'est publiée par option. Ce qui est certain, c'est que l'épreuve de carte est éliminatoire : elle se travaille aux exercices, pas en écoutant un cours.
Une confusion classique qu'on entend souvent, alimentée par le marketing de certaines écoles : croire qu'avoir le hauturier fait de vous un skipper professionnel. C'est faux. Pour louer un bateau en charter avec passagers, travailler pour une société de convoyage ou devenir chef de bord rémunéré, il faut des titres marine marchande spécifiques : Capitaine 200, Capitaine 200 voile, ou des qualifications STCW selon l'armement.
Et il y a un dernier point à connaître que je vois souvent passer inaperçu : un titre théorique vieillit. Si vous ne pratiquez pas la navigation à l'estime pendant 10 ans, vos compétences techniques s'émoussent. Vous gardez le permis, mais pas forcément la capacité à l'utiliser en sécurité quand la météo se dégrade ou que le GPS lâche.
Questions fréquentes
Peut-on passer le hauturier sans le côtier ?
Non. Le hauturier est une extension qui s'ajoute au côtier. Il faut obligatoirement détenir le permis plaisance option côtière avant de s'inscrire à l'examen hauturier, faute de quoi l'inscription est refusée par les Affaires maritimes.
À partir de quel âge peut-on passer le permis bateau ?
L'âge minimum pour passer le permis plaisance option côtière est de 16 ans (décret n° 2007-1167). À partir de 16 ans également, il est possible de conduire sans permis à condition d'être accompagné d'un titulaire d'un permis plaisance depuis plus de trois ans, après déclaration préalable au service des affaires maritimes (déclaration valable un an, non renouvelable). Avant 16 ans, seules certaines pratiques encadrées sont possibles dans les organismes spécifiquement listés (selon le décret). L'extension hauturière reste accessible dès 16 ans, à condition d'avoir validé le côtier.
Combien coûte au total un permis bateau complet ?
Comptez 410 à 700 € pour le côtier seul, et 670 à 1 150 € pour le pack côtier + hauturier enchaînés. Le timbre fiscal de délivrance est de 78 €, l'examen théorique côtier coûte 30 € auprès d'un centre privé agréé, et le timbre de droit d'inscription à l'extension hauturière est de 38 €.
Combien de temps entre le côtier et le hauturier si on les enchaîne ?
Dans un pack enchaîné, comptez 2 à 4 semaines entre les deux examens : une première session pour le côtier, puis 12 à 20 heures de cours hauturier, puis le passage de l'examen sur table. Les écoles spécialisées proposent parfois des formats intensifs qui permettent de boucler les deux en 10 jours.
Le hauturier est-il reconnu à l'étranger ?
Le permis plaisance français est reconnu dans la plupart des pays européens, dans les limites de ses prérogatives. Pour la location à l'étranger (Croatie, Grèce, Italie, Espagne notamment), beaucoup de loueurs demandent en plus l'International Certificate of Competence (ICC) issu de la résolution 40 de la CEE-ONU. Côté français, la délivrance de l'ICC pour les eaux maritimes n'est pas réellement organisée par l'administration : la France a adopté la résolution 14 antérieure (CEE-ONU) mais n'a jamais pleinement transposé la résolution 40 pour la plaisance maritime. En pratique, les plaisanciers français qui veulent un ICC passent par la RYA britannique ou un autre organisme étranger reconnu. Pour les eaux intérieures, un certificat équivalent peut être délivré par les services de navigation intérieure.
Quel taux d'échec à l'examen hauturier ?
Les chiffres officiels ne sont pas publiés par catégorie sur le site du ministère de la Transition écologique qui gère les Affaires maritimes, ni sur mer.gouv.fr. Les candidats qui ont travaillé sérieusement les exercices de carte (au moins 15 sujets blancs) réussissent beaucoup mieux que ceux qui se contentent des cours en présentiel.
Le hauturier sert-il si on ne quitte pas la Méditerranée ?
Oui, dès qu'une traversée dépasse les 6 milles d'un abri. Les trajets continent-Corse demandent tous le hauturier : Toulon-Calvi représente environ 130 milles en ligne droite, Nice-Calvi environ 95 milles et Bastia-Livourne environ 65 milles. La route réellement suivie est un peu plus longue, mais l'ordre de grandeur suffit : on est très au-delà des 6 milles d'un abri. Un plaisancier méditerranéen actif gagne vraiment à le passer s'il sort des criques côtières.
Le programme du permis hauturier inclut-il la navigation au sextant ?
Non, contrairement à une idée reçue. La navigation astronomique au sextant n'a jamais figuré au programme officiel de l'extension hauturière du permis plaisance : c'est une formation distincte et facultative, ou une compétence professionnelle. Le programme du hauturier porte sur la navigation à l'estime sur carte papier (carte SHOM 9999), le calcul de marée, l'utilisation du GPS, la météorologie marine et le règlement international RIPAM. La carte papier reste la compétence centrale évaluée à l'examen.
Le permis bateau est-il valable à vie ?
Oui. Le permis plaisance, côtier comme hauturier, est délivré sans limite de durée : ni renouvellement, ni visite médicale périodique après la délivrance. Seules les compétences techniques s'émoussent sans pratique.
Peut-on passer le permis en candidat libre ?
Pas pour une première option comme le côtier : il faut obligatoirement suivre en bateau-école agréé une formation théorique (5 heures minimum) et la formation pratique (3h30). Le candidat libre est réservé aux épreuves purement théoriques : l'extension hauturière, ou une seconde option quand on détient déjà un titre. Le hauturier se prête donc bien au candidat libre : l'inscription se fait auprès de la délégation à la mer et au littoral avec le formulaire Cerfa 14680*02, le droit d'inscription de 38 € étant réglé par timbre fiscal électronique.
Faut-il le CRR pour utiliser une VHF ?
En eaux françaises, le permis plaisance option côtière suffit pour utiliser une VHF fixe ou ASN, avec laquelle il vaut équivalence. Pour naviguer à l'étranger, un certificat radio au moins équivalent au CRR est exigé (source : ANFR). Une VHF portable sans ASN ne demande aucun certificat en France.
Fiche récap chiffrée (2026)
- Permis côtier seul : 410 à 700 € · Pack côtier + hauturier : 670 à 1 150 €
- Extension hauturière seule (après le côtier) : 240 à 400 €
- Timbre de délivrance (côtier) : 78 € · Timbre d'inscription (extension hauturière) : 38 € · Examen théorique : 30 €
- Âge minimum : 16 ans · Certificat médical de moins de 6 mois
- Côtier : jusqu'à 6 milles d'un abri · QCM 40 questions (5 erreurs admises) + formation pratique 3h30
- Hauturier : sans limite de distance · épreuve écrite 1h30 sur carte SHOM 9999
- Épreuve de carte éliminatoire : il faut la réussir pour être admis
- Validité : à vie, sans renouvellement
Article rédigé par Claire Kervella, formatrice voile en Bretagne sud et navigatrice côtière. Pour plus de détails sur le cadre légal et les démarches, voir notre guide complet du permis bateau, ou consulter les fiches officielles sur service-public.fr, le portail du ministère de la mer sur mer.gouv.fr et le site du SHOM pour la carte d'examen 9999.
