Mis à jour le 8 juillet 2026 : classement général et prochaine manche à jour après l'étape d'Halifax.
La saison 2026 : un nouveau chapitre pour la voile de haut niveau
Le SailGP est devenu en six saisons la principale ligue de voile sur catamarans à foils. Les F50, monotypes de 15 mètres, dépassent régulièrement les 50 nœuds en course (le record absolu officiel SailGP est de 56,1 nœuds, soit 103,93 km/h, établi par l'équipe danoise Rockwool à Sassnitz en 2025). Format court (15 minutes par course), treize équipes nationales, treize manches d'un continent à l'autre : le championnat a trouvé son rythme.
Pour la saison 2026, le championnat aligne treize manches sur cinq continents, une treizième équipe (la Suède) et une carte européenne redessinée. Voici le calendrier, le classement à jour, les équipages et où suivre les courses depuis la France.
Calendrier complet de la saison SailGP 2026
La saison 2026 du SailGP s'étale sur treize manches réparties entre janvier et novembre, traversant cinq continents. Chaque événement propose deux jours de course : des fleet races (courses de flotte) suivies d'une grande finale le dimanche réservée aux trois meilleures équipes.
| Date | Ville | Pays |
|---|---|---|
| 17-18 janvier | Perth | 🇦🇺 Australie |
| 14-15 février | Auckland | 🇳🇿 Nouvelle-Zélande |
| 28 février - 1er mars | Sydney | 🇦🇺 Australie |
| 11-12 avril | Rio de Janeiro | 🇧🇷 Brésil |
| 9-10 mai | Bermudes ✅ (résultats publiés) | 🇧🇲 Bermudes |
| 30-31 mai | New York ✅ (résultats publiés) | 🇺🇸 États-Unis |
| 20-21 juin | Halifax ✅ (résultats publiés) | 🇨🇦 Canada |
| 25-26 juillet | Portsmouth | 🇬🇧 Royaume-Uni |
| 22-23 août | Sassnitz | 🇩🇪 Allemagne |
| 5-6 septembre | Valencia | 🇪🇸 Espagne |
| 19-20 septembre | Genève | 🇨🇭 Suisse |
| 21-22 novembre | Dubaï | 🇦🇪 Émirats arabes unis |
| 28-29 novembre | Abu Dhabi — Grande Finale | 🇦🇪 Émirats arabes unis |
À noter : La saison 6 ne comporte pas d'étape française : la dernière manche tricolore (Saint-Tropez) datait de la saison 5 (septembre 2025). En 2026, les fans européens se rabattront sur Portsmouth (juillet, Royaume-Uni), Sassnitz (août, Allemagne), Valencia (septembre, Espagne) et Genève (septembre, Suisse). Les horaires de départ sont généralement communiqués une semaine avant chaque événement.
Où en est la saison 6 (au 8 juillet 2026)
Sept des treize manches ont été courues, de Perth à Halifax. Prochaine étape : le Grand Prix de Portsmouth, les 25-26 juillet. Voici le classement général du championnat après Halifax.
| Rang | Équipe (barreur) | Points |
|---|---|---|
| 1 | 🇦🇺 Australie (Tom Slingsby) | 62 |
| 2 | 🇪🇸 Espagne, Los Gallos (Diego Botín) | 44 |
| 3 | 🇬🇧 Emirates GBR (Dylan Fletcher) | 44 |
| 4 | 🇺🇸 États-Unis (Taylor Canfield) | 41 |
| 5 | 🇸🇪 Suède, Artemis (Nathan Outteridge) | 38 |
| 6 | 🇫🇷 France, DS Automobiles (Quentin Delapierre) | 33 |
| 7 | 🇩🇪 Allemagne (Erik Heil) | 27 |
| 8 | 🇨🇦 Canada, NorthStar (Giles Scott) | 23 |
| 9 | 🇮🇹 Italie, Red Bull (Phil Robertson) | 22 |
| 10 | 🇩🇰 Danemark, Rockwool (Nicolai Sehested) | 22 |
| 11 | 🇨🇭 Suisse (Sébastien Schneiter) | 18 |
| 12 | 🇳🇿 Nouvelle-Zélande, Black Foils (Peter Burling) | 8 |
| 13 | 🇧🇷 Brésil, Mubadala (Martine Grael) | 8 |
En tête, l'Australie de Tom Slingsby a creusé l'écart. La France de Quentin Delapierre pointe au 6ᵉ rang à la mi-saison : le podium s'est éloigné après une étape d'Halifax manquée, mais un rebond reste jouable sur les manches européennes (résultats détaillés dans notre compte rendu d'Halifax).
Les équipages à suivre en 2026
Le SailGP 2026 compte treize équipes nationales, la flotte la plus importante de l'histoire du championnat. Voici les formations majeures et leurs barreurs :
Grande-Bretagne / Emirates GBR (Dylan Fletcher) : Champions en titre de la saison 2025, les Britanniques abordent 2026 avec la confiance du sacre. Fletcher a mené son équipe à un titre historique et vise la confirmation.
Australie / BONDS Flying Roos (Tom Slingsby) : Dauphin de la saison 2025 et triple champion des premières éditions, Slingsby reste la référence. Son équipe ne lâchera rien pour reprendre le titre.
Nouvelle-Zélande / Black Foils (Peter Burling) : Triple vainqueur de l'America's Cup (2017, 2021, 2024), Burling apporte une expertise tactique rare. Les Black Foils connaissent pourtant un début de saison compliqué et pointent en bas de tableau à la mi-parcours.
États-Unis (Taylor Canfield) : Solide et régulier, Taylor Canfield maintient les États-Unis dans le top 4 du championnat à la mi-saison.
France / DS Automobiles (Quentin Delapierre) : 6ᵉ du championnat à la mi-saison, l'équipe de Quentin Delapierre, barreur formé en multicoque olympique (Nacra 17), joue sa deuxième partie de saison sur les étapes européennes (Valencia, Genève). Kylian Mbappé est entré au capital de l'équipe en mars 2025 via sa société Coalition Capital, un apport financier et médiatique inhabituel pour la voile française.
Danemark / Rockwool (Nicolai Sehested) : Équipage soudé et tactique audacieuse, le Danemark s'est imposé comme une valeur sûre du circuit.
Suède / Artemis (Nathan Outteridge) : Nouvelle équipe pour 2026, pilotée par le vétéran de la Coupe de l'America Nathan Outteridge. Une arrivée très attendue.
Autres équipes engagées : Espagne / Los Gallos (Diego Botín), Allemagne / Germany SailGP (Erik Heil), Italie / Red Bull (Phil Robertson), Brésil / Mubadala (Martine Grael), Canada / NorthStar (Giles Scott), Suisse / Switzerland SailGP (Sébastien Schneiter).
Comment suivre les courses en direct
Quatre manières de suivre la saison 2026 :
En France : Canal+ (diffuseur exclusif)
En France, le SailGP est diffusé par Canal+, qui en détient les droits exclusifs jusqu'en 2028. C'est la solution à privilégier pour suivre les manches en direct et commentées en français.
Application SailGP (iOS / Android)
Suivi en temps réel avec données télémétriques (vitesse bateau, vitesse vent, angle de gîte, position GPS), classements live et replays instantanés. L'application donne aussi accès aux caméras embarquées sur les F50, pour une immersion course par course.
YouTube et réseaux officiels SailGP
La chaîne YouTube et les comptes officiels (Instagram, X) proposent résumés, temps forts, analyses et rediffusions. La diffusion en direct gratuite dépend des territoires : en France, elle peut être restreinte du fait de l'exclusivité Canal+. Commentaires en anglais.
Sur place (accès spectateurs)
Selon les villes, des zones à terre offrent une vue gratuite sur le plan d'eau, mais les tribunes et espaces « Race Stadium » au plus près de l'action sont payants (tarifs variables selon l'étape). Pour les manches européennes (Valencia, Genève), la réservation se fait sur la billetterie officielle.
Pourquoi le SailGP fascine-t-il autant ?
Le succès du SailGP repose sur plusieurs innovations qui le distinguent de la voile traditionnelle :
Des bateaux ultra-rapides : Le F50 mesure 15 mètres de long pour 8,8 mètres de large (foils déployés). Le bateau quitte l'eau dès 12-15 nœuds de vent grâce à ses dérives en T et reste en vol stabilisé sur ses deux foils principaux. Tout le réglage des appendices est hydraulique, alimenté par batteries lithium-ion qui suppriment un poste de grinder par rapport aux générations précédentes.
Six équipiers à bord : un barreur (helmsman), un wing trimmer qui règle l'aile rigide, un flight controller qui gère le vol sur foils, deux grinders qui produisent l'énergie hydraulique aux winches, et un strategist en charge des décisions tactiques. Le poids cumulé de l'équipage est plafonné par la jauge SailGP.
Des courses courtes : 10 à 15 minutes par fleet race, là où une régate offshore peut durer plusieurs heures. Le format winner takes all de la grande finale du dimanche (top 3 uniquement) condense l'enjeu sur quelques minutes.
Une couverture broadcast dense : caméras embarquées 360°, télémétrie diffusée en temps réel (vitesse bateau, vitesse vent, angle de gîte, position GPS), commentaires tactiques. La discipline reste lisible pour qui découvre les régates, ce qui est rare en voile télévisée.
Un engagement écologique : Le SailGP se présente comme le premier sport « climate positive » et aligne ses objectifs sur le cadre ONU Sport pour le climat : réduire ses émissions de 50 % d'ici 2030, atteindre le net zéro d'ici 2040. Un classement parallèle, l'Impact League, récompense chaque saison l'équipe la plus engagée sur le plan environnemental.
Conseils pour débuter en tant que spectateur
Vous découvrez le SailGP ? Voici quelques astuces pour profiter pleinement des courses :
- Familiarisez-vous avec le format : Regardez un replay commenté sur YouTube pour comprendre le déroulé : fleet races (plusieurs courses avec système de points), puis finale (top 3 seulement).
- Choisissez une équipe : Supporter un pays rend le visionnage plus impliquant. Suivez les réseaux sociaux des équipes pour des contenus exclusifs.
- Activez les données télémétriques : Sur l'app ou le stream, affichez la vitesse et la position en temps réel. Vous comprendrez mieux les stratégies.
- Profitez des manches européennes : Portsmouth (juillet), Sassnitz (août), Valencia (5-6 septembre) et Genève (19-20 septembre) offrent des horaires accessibles et des décors magnifiques.
- Explorez les contenus officiels : La chaîne YouTube SailGP propose des documentaires et des replays complets de toutes les saisons précédentes.
Les enjeux de la saison 2026
Au-delà du titre, plusieurs récits captivants se dessinent pour cette nouvelle saison :
Fletcher peut-il défendre le titre ? Sacré en 2025, Emirates GBR (Dylan Fletcher) pointe au 3ᵉ rang à la mi-saison et doit gérer le statut de favori, dans une ligue où l'écart entre les premiers se joue souvent à un dépassement près.
Slingsby a pris les commandes : Le triple champion des premières saisons mène le championnat 2026 à la mi-parcours. L'Australie est en position de reprendre le titre laissé aux Britanniques en 2025.
La France à la relance : 6ᵉ au classement à la mi-saison, l'équipe de Delapierre joue sa deuxième partie d'année sur les étapes européennes (Valencia, Genève) pour se rapprocher du top 5. C'est là que se mesurera l'écart avec les meilleurs.
L'émergence de nouvelles nations : Rio de Janeiro a inauguré en avril la première étape sud-américaine de l'histoire du SailGP. Pour ses débuts, la Suède (Artemis, Nathan Outteridge) s'installe dans le top 5 à la mi-saison, une entrée remarquée.
Foire aux questions
Quelle est la différence entre SailGP et America's Cup ?
L'America's Cup oppose deux équipes en duel sur plusieurs manches, tandis que le SailGP réunit 13 équipes nationales dans un championnat de 13 étapes. Le SailGP privilégie la rapidité (courses de 15 min) là où l'America's Cup mise sur la stratégie longue. Les bateaux diffèrent aussi : AC75 pour l'America's Cup, F50 pour le SailGP.
Combien coûte un catamaran F50 ?
Un F50 est estimé entre 3 et 5 millions d'euros. Ces bateaux sont propriété du SailGP et prêtés aux équipes pour garantir l'équité. Tous les équipages courent avec le même matériel : la différence se fait sur la coordination des six équipiers, la lecture du plan d'eau et les choix tactiques en départ.
Peut-on assister aux courses gratuitement ?
En partie : selon les villes, des zones à terre offrent une vue gratuite sur le plan d'eau. Mais les tribunes et espaces « Race Stadium » au plus près de l'action sont payants, avec des tarifs qui varient selon l'étape. La billetterie officielle SailGP fait foi.
Quelle équipe française faut-il supporter en priorité ?
L'équipe DS Automobiles pilotée par Quentin Delapierre représente la France. Avec Kylian Mbappé parmi les investisseurs (depuis 2025) et DS Automobiles comme partenaire-titre depuis janvier 2026, l'équipe tricolore bénéficie d'une visibilité inédite. La rivalité France-Grande-Bretagne ajoute du piquant aux courses européennes.
Les courses sont-elles accessibles aux enfants ?
Absolument. Le format court (15 min par course) maintient l'attention des jeunes. Sur place, des animations nautiques et des simulateurs F50 sont souvent proposés. Les étapes européennes (Valencia, Genève) incluent généralement un village famille avec ateliers voile et baptêmes en catamaran.
À suivre aussi cette saison : la Route du Rhum 2026, la mythique transatlantique en solitaire au départ de Saint-Malo (1er novembre).
